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Agile, une approche indispensable pour l’entreprise post-numérique

Sebastien Ropartz - Associé Conseil Technology Advisory Sebastien Ropartz - Associé Conseil Technology Advisory | Technologie et innovation | 8 janvier 2014

En collaboration avec Axel Dupuy

Au cours des dix dernières années, les méthodologies de développement adaptatives ont fortement gagné en popularité, constituant pour les responsables de projets informatiques une alternative aux méthodes traditionnelles. L’approche Agile joue en ce sens un rôle déterminant dans la mise en œuvre de l’entreprise post-numérique, car elle assure un service SI flexible et rapide répondant au plus près aux besoins du métier. Aussi, il convient que les DSI relèvent le défi de la mise en place de cette approche incontournable aujourd’hui. Pour cela, quatre prérequis sont à considérer.

Obtenir le support du management au plus haut niveau de l’entreprise

En amont, l’engagement fort du top management est nécessaire pour changer les mentalités et faire d’Agile le nouveau standard de développement de solutions informatiques.

Ensuite, Agile s’appuie sur le principe d’un groupe de travail intégré associant non seulement les équipes SI, mais également les équipes métiers. Il convient donc que ces dernières s’éloignent des pratiques traditionnelles de gestion de projet en cascade et qu’elles changent la façon dont elles interagissent avec la DSI. Plus en aval, il faut également veiller à ce que les métiers soient préparés et capables d’exploiter des livraisons incrémentales plus fréquentes afin de matérialiser la valeur pour l’entreprise.

L’un des freins les plus persistants à la mise en place d’Agile est souvent le client lui-même. A ce titre, il est important de le convaincre que suivre un processus prédictif est risqué lorsque les besoins changent en cours de projet.

Gérer le choc culturel en développant un noyau d’experts

Le passage à Agile peut entraîner un véritable choc culturel au sein de l’entreprise. Plus celle-ci est habituée à travailler avec des méthodes « lourdes » et normées, plus le passage à Agile sera perçu comme difficile. Inversement, une organisation qui n’a pas l’habitude de suivre une méthodologie standardisée et des processus structurés est sûrement plus à même de mettre en œuvre Agile. Il est donc impératif de créer dès le départ une communauté d’experts référents qui non seulement comprennent les idées et objectifs associés à la nouvelle méthodologie, mais qui sont aussi à l’aise avec son application pratique.

Insuffler une approche collaborative en créant des équipes multi-fonctionnelles

Puisque l’objectif est de s’adapter au changement, il est nécessaire d’avoir un contact métier permanent pour rester informé des changements tout au long du projet. Ainsi, les équipes Agiles ne peuvent fonctionner sans une bonne communication et un accès facilité à l’expertise métier. La mise en place d’équipes multi-fonctionnelles et d’un environnement de travail collaboratif garantit des échanges directs à tout moment entre développeurs, experts fonctionnels et clients, sans l’intervention du management ou de facilitateurs. La collaboration entre les parties prenantes doit être facilitée et le développement de la solution assumé collectivement.

Développer les compétences nécessaires à la bonne exécution des projets

Faire exécuter des méthodes de développement adaptatives n’est pas aisé. Elles sont par nature plus légères en termes de processus, de contrôles et de management. Aussi est-il indispensable d’avoir une équipe de développement expérimentée, mature, disposant de compétences diversifiées et faisant preuve d’efficacité et d’autonomie. Les méthodes Agiles sont en ce sens plus responsabilisantes pour les développeurs, puisqu’elles s’appuient sur une relation de confiance. A ce titre, la qualité et la motivation des individus sont clés. Si ces conditions ne sont pas rassemblées, il paraît plus opportun d’utiliser une approche prédictive.

Mettre en œuvre ces principes exige détermination, patience, engagement et forte capacité à prendre des risques.  La sous-estimation des impacts en termes de gouvernance et d’organisation, ou encore le manque de préparation des actions sont à l’origine de la plupart des échecs.

Si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter.

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